Promosalons vous parle n°48

Notre déléguée de Promosalons Japon, Erika IDA, nous explique la situation des parcs d’expositions dans son pays et dresse un état des lieux des salons annulés et reportés.

Actuellement, le Japon fait face à la 4ème vague de la pandémie. Les villes de Tokyo et les préfectures d’Osaka, Kyoto et Hyogo sont en état d’urgence depuis le 25 avril et ce jusqu’à fin mai.

Pendant la Golden Week (jours fériés des 29 avril et 3, 4, 5 mai), le gouvernement a demandé la fermeture des restaurants et bars qui servent de l’alcool et des centres commerciaux non essentiels.

Les événements BtoC ont eu lieu sous un format online et les transports en commun ont été ralentis. De même, les musées et les grands parcs municipaux ont également dû fermer.

Le parc d’expositions Tokyo Big Sight, sous contrôle de la ville de Tokyo, a demandé aux organisateurs d’événements de les tenir sans visiteur le 24 avril.
Les organisateurs de salons professionnels concernés ont donc dû annuler ou reporter leurs salons. Le comité du Tokyo Motor Show a déclaré l’annulation de son édition d’octobre 2021 et n’a pas non plus l’intention de faire une session online.

Principaux salons annulés

• Japan Hobby Show prévu en avril, grand salon mixte
• Interior Life Style prévu en mai
• Tokyo Motor Show prévu en octobre

Principaux salons reportés

• Japan IT Week : édition d’avril reportée au 26-28 mai
• The Total Solution Exhibition of Electric Equipment : édition de mai reportée au 8-10 septembre

A contrario, le parc d’expositions Makuhari Messe, dans la préfecture de Chiba à côté de Tokyo, n’est pas en état d’urgence. Le salon de la construction CSPI-EXPO (Construction & Survey Productivity Improvement EXPO) est prévu les 12-14 mai au Makuhari Messe.

Les salons professionnels à Osaka, ville des nouvelles tendances, doivent également être annulés ou reportés. Mais d’autres salons prévus après le mois de juin auront lieu physiquement.

Ce que nous pouvons avant tout retenir est que la gestion rapide de la pandémie en Asie est intrinsèquement liée à ses expériences précédentes avec d’autres pandémies comme le SRAS. Aussi, ces pays ont traversé cette crise avec beaucoup plus d’agilité que les pays européens : mise en place de mesures strictes dans certaines provinces tandis que d’autres ont vu leurs parcs d’expositions continuer à organiser des événements. L’Asie a donc un pas d’avance sur la gestion de la crise, mais l’Europe peut prendre exemple et en tirer des leçons.