Promosalons n°28 : Venezuela

Situation sanitaire

Le 13 mars 2020, le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire national, l’usage obligatoire des gestes barrières et une période de quarantaine pour une durée, en principe, de trente jours, celle-ci à été suivie d’une mise en confinement qui est toujours en vigeur ; suspendant l’activité de tous les secteurs économiques ; fermant les écoles, restaurants, théâtres, cinémas, parcs, tribunaux, stades et plages. Seuls les acteurs des secteurs publics et privés essentiels (services de santé, alimentation, électricité, gaz, carburant, déchets solides, sécurité, télécommunications) sont autorisés à travailler.

Le Venezuela compte aujourd’hui, parmi les pays de l’Amérique Latine, un nombre d’infections et de décès très faibles dus au Covid-19. Cette situation résulte de l’isolement du pays en raison de la suppression des vols aériens et de la navigation maritime, qu’ils soient domestiques ou en provenance de l’étranger, de l’interdiction de la libre circulation entre les différents états et d’un nombre insuffisant de tests PCR. Les principales villes sont militarisées afin de contrôler tout déplacement entre elles et intra quartiers.

En raison d’une forte censure, aucune supervision externe n’est exercée sur le processus de confinement entièrement contrôlé par le gouvernement. L’épidémie
s´est répandue dans le monde à des vitesses différentes. Actuellement, son épicentre se situe en Amérique Latine. De plus, elle n’a pas encore atteint son pic dans cette région et, de fait, il y a peu de visibilité concernant la date de réouverture des frontières. Le seul pays épargné de la région est l’Uruguay.

Situation économique

Selon FEDECAMARAS (le MEDEF local), toutes les entreprises seront frappées de plein fouet par la crise. La reprise sera très lente d’autant plus que celles-ci, quelle que soit leur taille, ne reçoivent aucune aide financière gouvernementale.

Ce confinement de quatre mois a provoqué, d’après la Chambre vénézuélienne de l’alimentation (CAVIDEA), une baisse de la consommation alimentaire allant de 30% à 35% principalement due à la hausse du chômage. Certaines se sont adaptées au e-commerce et à la livraison à domicile. L’ensemble des manifestations événementielles et salons locaux sont reportés jusqu’à nouvel ordre, tels que :
Feria Agropecuaria e Industrial (agro, agri), Decoralia (meubles, déco) et Construyavivienda y ExpoHabitat (construction et biens immobiliers).

Les partenaires locaux tels que les Fédérations professionnelles, conjointement avec les associations, se sont montrés très actifs, notamment pour les secteurs agro et agri. Ceux-ci organisent fréquemment des Webinaires pour tenir leurs communautés informées de l’actualité et des difficultés rencontrées afin de générer des débats en ce moment de crise.

Les compagnies aériennes latino-américaines, privées de vols depuis quatre mois, font face, sans exception, à une crise sans précédent, un manque de liquidités et au défi de survivre en nouant des alliances. Le rétablissement des vols internationaux représente une préoccupation majeure et récurrente pour les professionnels d’Amérique du Sud qui n’ont, pour toute visibilité sur cette reprise attendue, qu’une date fixée, pour le moment, au 1er septembre.

La CEPAL (agence technique des Nations Unies) a déclaré que l’impact de la crise sera beaucoup plus important pour les petites et micro entreprises, les PME (MPME), les commerces, hôtels et restaurants. Selon les dernières prévisions du FMI, une baisse du PIB latino-américain de 5,3% est attendue. Cette baisse serait inférieure à celle enregistrée dans la zone Euro (-6,6% en moyenne), supérieure à celle survenue aux États-Unis (4,9% en moyenne) et le double de celle mondiale estimée à -2,5% en moyenne.