Nicolas Visier , Directeur du Carrefour International du Bois et Délégué Général d’Atlanbois

Le Carrefour International du Bois connait une belle croissance depuis plusieurs années. Cette quinzième édition confirme son succès.

Le Carrefour International du Bois s’est déroulé du 30 mai au 1er juin 2018. Quelle est la particularité de cet événement ?

C’est un salon unique, où l’on ne trouve que des acteurs de la filière bois. Les professionnels s’y donnent rendez-vous tous les deux ans pour acheter ou vendre du bois. Il est né en 1990 à l’initiative d’Atlanbois, l’association interprofessionnelle de la filière bois en Pays de la Loire, et du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire, qui en sont copropriétaires. Sa vocation était de promouvoir l’utilisation du bois et de valoriser les acteurs régionaux de la filière. Il a pris entretemps une autre dimension et s’est ouvert au national comme à l’international.

Ces dernières années, il a progressé à tous les niveaux (visiteurs, exposants…). Et cette session 2018 s’est tenue dans un contexte très favorable, marqué par une forte demande. En décembre, tous nos stands étaient déjà complets ! Je précise que nous limitons volontairement la taille des stands à 36 m² car nous souhaitons mettre en avant de la même manière tous nos exposants.

Quelles ont été les nouveautés et les temps forts de cette 15ème édition ?
Nous avons mis l’accent sur l’innovation au sein d’un espace conçu en collaboration avec l’Ecole Supérieure du Bois de Nantes et l’Afpia (Association pour la Formation Professionnelle des Industries de l’Ameublement), Solfi2A (Solutions Formation et Innovation pour l’Agencement et l’Aménagement de l’Habitat). L’idée était d’inviter notre filière, plutôt traditionnelle, à aller plus loin dans l’utilisation de nouveaux outils, procédés ou produits. Pour la première fois, nous avons organisé des Trophées de l’innovation.

Par ailleurs, nous voulons montrer que les professionnels du bois s’engagent pour le renouvellement de la forêt. Dans l’espace Renouvellement de la ressource, nous avons mis à l’honneur des organisations qui s’investissent dans la replantation. Nous avons organisé une séance de travail sur le renouvellement de la forêt en présence des membres des groupes forêt bois de l’Assemblée Nationale et du Sénat, avec lesquels nous avons signé le Grand appel à renouveler les forêts. Nous nous engageons aussi pour la promotion de la construction bois et la rénovation. A l’occasion du salon, des acteurs régionaux ont rejoint l’Alliance Nationale Bois Construction Rénovation, s’engageant ainsi à utiliser plus de bois.
Nous avons également organisé un cycle de conférences couvrant les trois grands volets que sont le commerce du bois, le renouvellement de la forêt et la construction en bois.

Quelle stratégie de développement à l’international poursuivez-vous ?
Notre mission est de faire en sorte que les entreprises du secteur soient visibles à
l’international. Nous menons des actions ciblées dans des pays consommateurs de bois. Sur le grand export, la promotion est assurée par l’association FrenchTimber, créée par la Fédération Nationale du Bois pour développer les exportations françaises. Nous gérons en direct la Belgique et la Grande Bretagne. Et nous faisons appel à Promosalons dans cinq pays : l’Italie, les Pays-Bas et le Maroc depuis six ans ainsi que l’Espagne et le Portugal depuis cette année. Les opérations de marketing se caractérisent par une forte personnalisation et un suivi poussé des contacts. Nous misons aussi sur les relations presse : visio-conférences, rencontres sur des salons locaux, envoi du dossier de presse et de communiqués dans la langue locale, etc.

En quoi Promosalons représente-t-il un atout pour le développement international du salon ?
La force des équipes de Promosalons réside dans leur compétence, leur connaissance du salon, leur compréhension fine de notre problématique et, bien sûr, leur maîtrise du terrain et des réseaux locaux. Les résultats sont là, le salon progresse, et nous voulons lui donner encore davantage d’ampleur. Cela passe, nous en sommes conscients, par davantage d’investissements.