Côte d’Ivoire : un nouvel élan

Potentiel marché

(publié le 27/02/2018)

Côte d’Ivoire

Forte de ses ressources naturelles et de sa stabilité politique, la Côte d’Ivoire connait une croissance soutenue et entend désormais consolider et moderniser son économie.

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Forte de ses ressources naturelles et de sa stabilité politique, la Côte d’Ivoire connait une croissance soutenue et entend désormais consolider et moderniser son économie.
La Côte d’Ivoire se situait en 2015 au 171e rang sur 188 pays dans l’indice de développement humain calculé par l’ONU (fondé à la fois sur le PIB, l’espérance de vie et le niveau d’éducation).

Le taux de pauvreté (49%), le chômage (100 actifs pour 85 inactifs) et l’illettrisme (56%) restent élevés. Mais depuis 2012, grâce notamment à une stabilité politique retrouvée, la « République du cacao » affiche un succès économique remarquable. Ces cinq dernières années, elle a enregistré l’une des plus fortes croissances du continent africain (en moyenne plus de 8%). Le PIB s’élevait en 2016 à 35 milliards d’euros (soit 1 400 euros par habitant). Selon la Banque Mondiale, les perspectives pour ces prochaines années restent bonnes.

Membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Côte d’Ivoire jouit d’un poids économique prépondérant dans cette région. Elle représente 39% de la masse monétaire et contribue au tiers du PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), huit pays partageant le Franc CFA. Cette position ainsi que la stabilité du pays, attirent une population non-ivoirienne nombreuse qui atteint 25% de la population totale.

L’agriculture, socle de l’économie

L’économie ivoirienne repose essentiellement sur le secteur primaire qui représente un quart du PIB et 60% des exportations. La Côte d’Ivoire est le preproducteur et exportateur mondial de cacao, de bois, de no ix de cajou et de noix de cola, le troisième exportateur de café… Elle produit également du pétrole, du gaz et de l’électricité. Face à la diminution des terres cultivables et au bas prix des matières premières, le pays mise aujourd’hui sur l’industrialisation pour augmenter ses revenus. A ce jour, l’industrie ne représente que 20% de son PIB. Les secteurs à fort potentiel sont le BTP, le secteur minier, l’agro-industrie, les biens de consommation (textile, habillement, maroquinerie…), les TIC et les services financiers.

La Côte d’Ivoire est le seul pays africain « non producteur significatif de pétrole » à présenter une balance commerciale structurellement excédentaire. En 2015, ses exportations ont atteint 11,3 milliards d’euros et ses importations 9,4 milliards d’euros. Ses principaux clients sont les Pays-Bas, les Etats-Unis, la Belgique, l’Allemagne, la France et l’Angola. Ses principaux fournisseurs sont le Nigéria, la France, la Chine, les Etats-Unis et la Corée du Sud. En 2016, les exportations françaises vers la Côte d’Ivoire se sont élevées à 1 073 millions d’euros, les médicaments et céréales en constituant près du quart. Les importations françaises ont atteint 787 millions d’euros et concernent essentiellement le cacao, le café et les fruits tropicaux.

70% des Ivoiriens comprennent et parlent le français, langue officielle du pays. La Côte d’Ivoire est membre de l’Organisation internationale de la Francophonie et les villes les plus importantes sont membres de l’Association internationale des maires francophones. Les progrès économiques de la Côte d’Ivoire et ses liens privilégiés avec la France sont propices au développement des échanges entre ces deux pays.