Sébastien Gillet, Directeur de Division chez GL Events Exhibitions

A la tête de douze salons professionnels de GL EVENTS, Sébastien Gillet nous fait part de leurs orientations stratégiques, en particulier de celles du salon INDUSTRIE, qui, avec l’appui de Promosalons, renforce ses actions à l’international.

Le salon INDUSTRIE a lieu du 4 au 7 avril 2017 à Eurexpo Lyon. Quels sont les points forts de cette édition ?

En termes de représentativité du marché, nous avons dépassé notre objectif. Nous accueillons plus de 900 exposants, soit une progression de 10% par rapport à 2015. Nous attendons par ailleurs près de 22 000 visiteurs, sachant que nous en avons compté 20 000 il y a deux ans. Organisé dans la première région industrielle de France, avec l’ensemble des leaders présents, le salon va donner une belle image de l’industrie, qui a besoin de reprendre des couleurs. Nous voulons montrer que l’industrie a changé, qu’elle est tournée vers l’avenir. C’est pourquoi nous mettons particulièrement l’accent cette année sur l’innovation et la formation. 140 sociétés participent à nos Trophées de l’innovation, remis à l’issue de la première journée, en présence de 850 invités.

Sur le salon, un parcours spécifique guide les visiteurs à la découverte des nouveautés, notamment au travers d’animations et de machines en fonctionnement.
Nous avons également conçu un parcours thématique pour faire connaître et valoriser les métiers de l’industrie.

Votre pôle organise deux autres salons professionnels : le tout nouveau SMART INDUSTRIES, et M.A.D.E., au nom et au concept revisités. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Les entreprises françaises doivent réussir leur virage vers l’industrie du futur. Le salon SMART INDUSTRIES, inauguré en 2015, a pour ambition de les y aider. Nous déployons de nombreux outils (conférences, keynotes, animations…) pour sensibiliser et former les professionnels aux technologies de demain. L’édition 2016 a connu un grand succès, avec notamment la venue du président de la République. Nous souhaitons consolider cette réussite lors de notre troisième édition en octobre 2017.
M.A.D.E., quant à lui, est le successeur de MDD EXPO, qui a connu un léger déclin en raison des difficultés rencontrées par les marques de distributeurs. Notre défi : surprendre la grande distribution par une offre exhaustive, représentant divers circuits de distribution (cash & carry, e-commerce…), et par une offre plus innovante, adaptée aux modes de consommation actuels (bio, local, nomadisme…). Notre salon doit aussi s’ouvrir davantage à l’international

Quelle est votre stratégie pour les salons de votre division ?

Notre volonté est de fédérer l’ensemble de la profession, ainsi que les pouvoirs publics, autour de nos salons. Le salon est un média chahuté, confronté à une concurrence multiple, à des agendas compliqués et à l’exigence des professionnels d’optimiser leur participation. Mais le besoin de se rencontrer, d’échanger, de voir des machines fonctionner « en live » est encore très présent. Le média salon a encore de beaux jours devant lui, à condition de savoir évoluer et d’être à l’écoute des attentes du marché. Par exemple, nous tenons compte des contraintes d’organisation et de budget des visiteurs : nous mettons en place des transports gratuits et créons des outils pour des visites plus efficaces. Malgré une concurrence forte, en particulier des salons allemands, nous voulons aussi nous ouvrir à l’international, en valorisant nos différences.

Le salon Industrie a ré-adhéré au réseau Promosalons en 2016. Quels sont pour vous les atouts de ce réseau pour votre promotion à l’international ?

Lorsque nous avons repris ce salon, il était encore franco-français. Notre priorité était de le stabiliser, de redonner confiance aux acteurs. Nous avons cette compétence. Le développement du salon viendra de son ouverture à l’international. Et dans ce domaine, nous préférons capitaliser sur le savoir-faire de Promosalons. Après une première mission menée pour notre session parisienne en 2016, nous travaillons en confiance avec les délégations. Nous avons compris qu’il faut du temps pour récolter les fruits d’une promotion internationale et nous espérons mesurer des résultats positifs à compter de 2018.