Le Marché grec

Potentiel marché

(publié le 13/11/2017)

Grèce

Timide mais réelle, la reprise économique de la Grèce est de bon augure pour le commerce international et pour les salons, très prisés par les professionnels.

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Confrontée depuis 2008 à une crise sans précédent, la Grèce semble voir le bout du tunnel. Soutenu par trois plans successifs octroyés par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), le pays a engagé de profondes réformes : assainissement de ses finances publiques et de son secteur bancaire, modernisation de l’Etat et de l’administration, libéralisation de son économie afin de la rendre plus compétitive et plus attractive pour les investisseurs… Les données macroéconomiques attestent des progrès accomplis. Ainsi, le PIB s’est stabilisé, s’élevant en 2016 à 221,3 milliards d’euros. Plus important, la confiance revient, notamment celle des investisseurs, qui reprennent le chemin de la Grèce.

Le tertiaire dominant

L’économie grecque repose essentiellement sur les services, qui représentent 79% du PIB et emploient 71% de la population active. La marine marchande et le tourisme sont les deux secteurs dominants avec respectivement, en 2015, 10 milliards et 14,2 milliards d’euros de recettes. La flotte grecque arrive en tête du classement mondial pour sa capacité de transport. L’industrie compte pour 15,7% du PIB et emploie 15% de la population active. Les principaux secteurs sont l’électronique, le matériel de transport, la confection de vêtements et la construction. Enfin, l’agriculture représente 4,1% du PIB et 13% de la population active. Elle compte un grand nombre de petites exploitations orientées vers des productions méditerranéennes (huile d’olive, agrumes, élevage ovin et caprin…). La Grèce est le 5e producteur mondial de coton et le 1er producteur européen de tabac.

Un pays ouvert au monde

Le commerce constitue 61% du PIB de la Grèce, historiquement ouverte vers l’extérieur. Ses premiers clients sont l’Italie, l’Allemagne et Chypre, ses premiers fournisseurs, la Russie, l’Allemagne et l’Italie. La France est son onzième client et son septième fournisseur et la Grèce se situe au premier rang des excédents commerciaux de la France dans la zone euro (1,44 Md€). Les exportations françaises portent essentiellement sur les biens de consommation (parfums et cosmétiques, produits pharmaceutiques, textile et habillement), le secteur agroalimentaire (viande de bœuf) et les biens d’équipement (ventes à la compagnie Aegean Airlines). Les exportations grecques vers la France se concentrent sur l’aluminium et ses dérivés, les produits pharmaceutiques et plastiques, la pêche, l’aquaculture et l’agroalimentaire.

Surtout, la France est l’un des principaux investisseurs étrangers en Grèce. 120 filiales d’entreprises françaises sont implantées autour d’Athènes et de Thessalonique, dans divers secteurs d’activités (automobile, grande distribution, tourisme, industrie, énergie…). Elles emploient plus de 15 000 personnes. Malgré la crise, elles sont restées en Grèce pour préserver l’avenir, preuve d’une véritable relation de coopération. En visite en Grèce début septembre, le président Macron a confirmé l’engagement de la France au côté de son partenaire pour l’aider à retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi.